RENCONTRE-DÉBAT : Les territoires éloignés des centres urbains, oubliés du progrès ?
Toute dynamique d’innovation s’accompagne d’un ensemble d’externalités, tant positives que négatives, qui en complexifient l’appréhension.
Regard croisé sur la place du dialogue science–société en Grand-Est
au travers de grands projets du territoire.
Lorsque le progrès s’inscrit dans le champ scientifique, il soulève des interrogations fondamentales : comment, en tant que chercheurs, en anticiper les effets, en encadrer les implications et en accompagner les transformations ?
Souvent envisagé à travers un prisme positiviste et technocentré, le progrès mérite d’être réinterrogé dans la pluralité de ses formes et de ses échelles. À l’échelle globale, il engage des enjeux systémiques tels que le changement climatique. À l’échelle continentale, il renvoie notamment aux problématiques de souveraineté. À l’échelle individuelle, il peut se traduire par des dynamiques d’autosuffisance et de redéfinition des modes de vie.
Il mérite aussi d’interroger les politiques d’innovations, souvent orientées autour des centres urbains et de pôles de compétitivité. Dans ce contexte, une question structurante émerge : le progrès peut-il être dissocié de la technologie, ou celle-ci en constitue-t-elle une condition nécessaire ? L’exemple des territoires ruraux semble particulièrement éclairant pour analyser cette question.
Les participants de cette table ronde (Noémie Lozac’h Vilain d'Accustica, Stéphanie Sayen de la ZARG, Emmanuel Guillon de l'Institut EXEBIO, Laurent Hussenet de DeMETeRE et Alexandre Philippot du CReSTIC), proposeront d’ouvrir un espace de réflexion collective autour de ces enjeux, en réunissant chercheurs et acteurs afin de confronter les perspectives et d’enrichir l’analyse.